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03/10/2017

Programme de la 92ème session consacrée à l'Europe

Samedi 18 novembre 2017

 

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé

 

  1. L’Europe : promesse, réussites, rejets, espoirs

 

09h00 : Ouverture

Avec Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales de France.

 

09h30 : Une relecture du projet européen

Avec Enrico Letta, ancien premier ministre italien, doyen de l’école des affaires internationales de Sciences Po Paris, président de l’institut Jacques Delors. 

60 ans après le traité de Rome, où en est l’Europe par rapport à ses objectifs initiaux ? L’heure est au diagnostic pour saisir ses réussites et ses fragilités et pour mieux réagir aux nombreux risques qui la menacent. Président de séance : Jean-Baptiste François, journaliste à La Croix

 

10h00 : Débat

 

10h50 : L’Europe au quotidien : l’épreuve du réel

Avec Loïc Armand, président de la commission Europe du Medef et vice-président de L’Oréal en charges des affaires extérieures, Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique et Claude Rolin, député européen, vice-président de la Commission Emploi et Affaires sociales au sein du Parlement européen.

Témoins et acteurs du fonctionnement de l’Union Européenne au jour le jour, les intervenants illustreront à partir d’exemples concrets les réussites et les échecs, notamment dans le domaine social. Président de séance : Clemens Ladenburger, de ZdK (Zentralkomitee der deutschen Katholiken)

 

11h45 : Débat

 

12h15 : L’Europe : un enjeu spirituel 

Avec Jérôme Vignon, président d’honneur des Semaines sociales de France et Frère Alois, prieur de Taizé.

 

  1. L’Europe: les ressources de la culture, les attentes des jeunes

 

13h50 : Goûter d’Europe 

Ecouter, voir, ressentir la littérature, la musique, le cinéma, trois grandes voies d’expressions culturelles et artistiques européennes. Cette séquence se termine par l’intervention d’Antoine Arjakovsky, historien et co-directeur du séminaire Passé et avenir de la civilisation européenne au Collège des Bernardins. 

 

17h00 : Jeunes en Europe 

Avec Cafébabel, le MRJC-Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne, la JOC– Jeunesse Ouvrière Chrétienne, l’Office franco-allemand pour la jeunesse, le MCC-Mouvement chrétien des cadres, les Apprentis d’Auteuil et le groupe jeunes de Taizé.

Des jeunes ont la parole. Quelles sont leurs attentes,  leurs inquiétudes et leur espérance pour l’Europe ?

 

19h00 : Célébration œcuménique animée par la Communauté de Taizé

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé.

 

 

 

Dimanche 19 novembre

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé

 

  1. Quelle Europe voulons-nous ?

 

9h15 : La vision de l’Europe d’un responsable politique français.

Avec Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes. Président de séance : Jean Christophe Ploquin, rédacteur en chef à La Croix

 

9h45 :   L’Europe : quelle place pour nos nations ?

Avec Michaela Wiegel, correspondante en France du Frankfurter Allgemeine Zeitung et Jean-Marc Ferry, professeur titulaire de la chaire Philosophie de l’Europe à l’Université de Nantes.

Fédéralisme et souverainismes nationaux ont stimulé le débat européen. Comment dépasser ces tensions ?

 

10h25 : Débat

 

11h15 : L’Europe : entendre la parole de l’Eglise

Avec Mgr jean Pierre Grallet, représentant la France à la COMECE – Commission des Episcopats de la Communauté Européenne.

Trois semaines après « (Re)penser l’Europe », une rencontre entre représentants des Églises et responsables politiques. Que dit l’Eglise sur l’avenir et la responsabilité de l’Europe ? Quelle responsabilité de l’Eglise et des chrétiens pour soutenir le projet européen ?

 

11h40 : La voix d’un autre continent

Avec Denise Houphouët-Boigny, ambassadeur, Déléguée Permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO et membre exécutif.

Entendre une voix d’un autre continent sur la responsabilité particulière et souhaitée de l’Europe.

 

12h05 : Débat

 

14h30 : L’Europe et ses frontières : défendre, accueillir ? 

Avec Nicole Gnesotto, professeur spécialiste des questions stratégiques européennes, membre du think tank Notre Europe, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

L’Europe doit prouver sa capacité à répondre aux menaces liées à l’insécurité et gérer les enjeux migratoires. Président de séance : Philippe Segretain, pilote de la session

 

15h00 : L’Europe : quelle responsabilité dans la transition écologique ? 

Avec Gaël Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement.

La solidarité et l’écologie sont les conditions préalables à une économie saine. Que doit et peut faire l’Europe ?

 

15h30 : Débat

 

16h00 : L’Europe solidaire : nouvel enjeu pour la démocratie

Avec Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission européenne chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni.

Comment faire vivre le processus démocratique en Europe ?

 

16h30 : Conclusion  à trois voix   

Avec Henryk Woźniakowski, éditeur et essayiste polonais, Emelyn Weber, responsable du Groupe des organisations étudiantes et mouvements de jeunesse au CESE et Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales de France.

 

Tout savoir sur la session : http://ssf-lasession.org/session-2017/

23/03/2017

Robert Schuman, homme des frontières devenu père de l'Europe !

Bruno Bethouart2.jpg

 

A quelques jours du 25 mars, date anniversaire des 60 ans du traité de Rome, les Semaines sociales en lien avec ESPOL et la Faculté de droit (Facultés de l'Université Catholique de Lille), avaient demandé à Bruno Béthouart de prononcer une conférence sur Robert Schuman.

La voici en pdf. Moment pour souligner et fêter les 30 ans d'Erasmus !

Bruno Bethouart.jpgVive l'Europe ! Quelle Europe voulons-nous ? Le sujet est donc lancé avec cette conférence, et les Semaines sociales de France vont maintenant le travailler avec des contributions diverses et variées à retrouver sur le site http://www.ssf-fr.org/

Par ailleurs,

Thierry Chopin (directeur des études de la Fondation Robert Schuman et Professeur associé à ESPOL Lille) présentera, à l’occasion d’une conférence à ESPOL le jeudi 30 mars à 16h00 (amphi C008, 70 rue du Port à Lille), le Rapport Schuman sur l’Europe, l’état de l’Union 2017.

 

Par ailleurs, Michal Pink (Université Masaryk, République tchèque) donnera une conférence sur le thème « Accumulation of mandates after the 2016 Czech regional elections: multi-level comparison between regional and national levels » le 13 avril à 14h00 (salle C125, 70 rue du Port à Lille).

 

Et Mikko Jakonen (University of Jyvaskyla, Finlande) interviendra  sur "Thomas Hobbes’s Warnings on the Dangers of Multitude, Populism and Democracy" le 4 mai à 14h00 (sale C125, 70 rue du Port à Lille).

 

07/10/2016

Revue projet / extrême droite: écouter, comprendre, AGIR !

projet.jpg

Chrétiens et Citoyens…du grain à moudre

Les Semaines sociales qui rassemblent des chrétiens ouverts et attentifs aux enjeux d’une citoyenneté active et effective, ne sont pas un parti politique mais un mouvement associatif qui travaillent les questions contemporaines en cherchant à leur donner de l’écho. Il en est ainsi depuis 1904, date de leur fondation. Ce qui ne veut pas dire que les Semaines sociales ne recherchent pas la confrontation directe avec les différents partis de la vie démocratique française et européenne. Les Semaines ont souvent invités des hommes et femmes politiques lors des sessions annuelles et dans le cadre de la session qui arrive, les 19 et 20 novembre, sur le thème de l’éducation, l’ensemble des partis-candidats seront amenés à réagir sur nos propositions sur l’Education.

Pour autant, les concepts-clés des Semaines sociales, qui placent la personne humaine au centre de tout (il n’y a pas de personne humaine sans société, il n’y a pas de société sans les personnes humaines), tiennent dans la défense du bien commun (vivre en société est un bien) mais aussi dans ces deux grands principes à tenir ensemble : solidarité et subsidiarité. Pour les Semaines sociales, la subsidiarité sans la solidarité mène au particularisme, la solidarité sans la subsidiarité mène à l’assistanat. Et évidemment, il y a au cœur de nos valeurs, cet attachement à la justice sociale et l’option préférentielle pour les pauvres. Autant de concepts, principes, valeurs qui nous aident à penser les éléments d’une citoyenneté active et effective pour notre temps.

Cette citoyenneté active sait détecter ce qui est contraire à nos valeurs et ce qui met en danger le vivre ensemble. C’est pour cette raison que nous savons pointer du doigt, comme l’écrivait Jérôme Vignon le 3 décembre 2015, « Ces dangers et ces menaces palpables (qui) s’inscrivent dans le champ du politique ». Et d’indiquer qu’ « Elles sont un signe supplémentaire de ce que l’action politique elle-même devra, dans notre pays, être à la fois réhabilitée et rénovée, ainsi que le soulignait une rencontre récente suscitée à Paris par la Conférence des Évêques de France. Ici peut se manifester une façon d’être chrétienne, une manière de réagir « en chrétien » selon la distinction toujours utile de Jacques Maritain ».

Réagir en chrétien, c’est ce que les Semaines sociales aiment promouvoir. Comme je l’indiquais moi-même le 1er septembre 2015, L’Église ne dicte pas les choix politiques. Chaque chrétien est bien entendu libre de penser librement et de s’engager. Mais nous nous devions d’ajouter qu’il fallait bien regarder en face la France que souhaite le FN. Faisons de l’enseignement social de l’Eglise un vecteur sain d’engagement dans la société et dans la cité. C’est à cela que nous appelle la doctrine sociale de l’Eglise. De ce point de vue, on peut chercher et tordre la doctrine du FN dans tous les sens, il n’y a pas de point de convergence avec l’enseignement social de l’Eglise. Mais le dire est une chose. Il faut convaincre. L’encyclique Laudato Si du Pape François invite à prendre un tout autre chemin. Chrétiens et Citoyens, c’est possible et c’est nécessaire. La Revue projet consacre donc un ouvrage au thème « Face à l'extrême droite: écouter, comprendre, agir ». Essayons d’en faire un levier au service d’une citoyenneté active et effective contre le rejet systématique et pour le bien commun.

Denis Vinckier, Président des Semaines sociales Nord-Pas-de-Calais

Vice-Président des Semaines sociales de France

 

A lire, sur le même sujet, la tribune de Dominique QUINIO, Présidente des Semaines sociales de France

http://latribunedessemaines.fr/face-a-lextreme-droite-ave...

04/10/2016

ÉLOGE ACADÉMIQUE DE PAUL CHRISTOPHE par MICHEL HUBAUT

abbe Paul Christophe2.jpgNé à Sars-Poteries le 10 décembre 1932, Paul CHRISTOPHE entre au Séminaire universitaire des Facultés Catholiques de Lille et suit une formation en philosophie et en théologie (1951-1959). Ordonné prêtre pour le diocèse de Cambrai en 1959, il poursuit ses études en histoire et géographie (1958-1961), puis entreprend une dissertation doctorale en théologie sous la direction de Philippe DELHAYE. Cette thèse sera publiée en 1964 sous le titre « Les devoirs moraux des riches. L’usage du droit de propriété dans l’Écriture et la tradition patristique ».

D’abord professeur d’histoire générale au Collège Saint-Michel de Solesmes, Paul CHRISTOPHE enseigne l’histoire de l’Église aux Séminaires de Cambrai puis de Lille, au Séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux, et à l’Institut Pastoral d’Études Religieuses. En 1983, il est nommé chargé de cours à la Faculté de théologie où il devient professeur titulaire en 1992. Il est admis à l’éméritat en 2002.

Ayant été confirmé dans sa vocation d’historien par les enseignements d’Henri PLATELLE, Paul CHRISTOPHE restera toute sa vie un chercheur passionné par la recherche de la vérité et par la joie de la découverte, un travailleur infatigable attaché à la valeur de l’écrit, un homme discret et réservé dont les publications révèlent la véritable personnalité.

Directeur de la Collection « Bibliothèque d’histoire du christianisme » aux Éditions Desclée, de la Collection « Petits Cerf-Histoire » aux Éditions du Cerf, Paul CHRISTOPHE écrira de nombreux articles dans l’encyclopédie « Catholicisme » et publiera une cinquantaine de volumes.

Rappelons en premier lieu « Les Carnets du cardinal Alfred BAUDRILLART » parus en 9 volumes, et que couronne en 2004 le Prix Monseigneur Marcel décerné par l’Académie Française. Douze ans de travail pour l’édition en 10.000 pages des notes que rédigeait chaque soir, de 1914 à 1942, le Recteur de l’Institut Catholique de Paris, témoin et acteur de la vie ecclésiale, des événements nationaux et internationaux.

abbe Paul Christophe3.jpgLa bibliographie complète de Paul CHRISTOPHE montre la diversité des questions qui l’intéressent : l’action des papes (« Le Syllabus de Pie IX » ou « Benoît XVI. Un pontificat contrasté »), les conciles œcuméniques (« Le Concile Vatican I »), les modalités de « L’élection des évêques », les questions et les actions des prêtres dans « Les révolutions de 1789, 1830 et 1848 » ou dans les guerres de 1914 et 1940. Sans oublier l’expérience personnelle dont notre collègue témoigne dans son « Journal d’Algérie ».

Au-delà des apparences d’une histoire ecclésiastique assez classique apparaît le véritable centre d’intérêt de Paul : l'Évangile, dont l’expérience et l’annonce ne sont réservées ni à une élite ni à un clergé mais à chaque fidèle appelé à témoigner par la « Beauté des gestes du chrétien » dans la liturgie, par la prière (« Chemins de prière pour le temps de Noël » ou de « … Pâques », par la fidélité dans l’épreuve (« Souffrance dans l’Église au XXe siècle »), par la présence au monde (« L’Église dans l’histoire des hommes » ou « 1936. Les Catholiques et le Front populaire »), par la pauvreté et l’attention aux questions sociales (« Les pauvres et la pauvreté » ou encore « Grandes figures sociales du XIXe siècle »).

Abbe Paul Christophe.jpgPour conclure, redonnons la parole à Paul, tel qu’il s’exprimait dans Nord Éclair le 23 avril 1986 : « Ce n’est pas une Église désincarnée que j’évoque, mais une Église située dans son temps, dans son époque. Une Église pleinement humaine, qui relève elle aussi du mystère de l’incarnation… Sur un long temps, ce qui me frappe c’est une prise de conscience, l’éveil progressif de l’idée que l’Église doit être avec les pauvres… Et puis, l’engagement des laïcs, ces 220.000 catéchistes en France, c’est du jamais vu. Globalement, il me semble que l’on respire beaucoup plus librement en chrétien dans l’Église qu’avant ».

Église Saint Pierre-Saint Paul, Sars-Poteries, le 3 octobre 2016

19/09/2016

Démarche inédite des Semaines sociales de France sur le thème de l'éducation

Chère amie,

Cher ami,

 

La 91e session des Semaines sociales de France "Ensemble, l'éducation" est lancée !

Depuis le 8 mars, plus de 80 contributions pour changer l'éducation ont été postées sur la plateforme participative : www.ssf-lasession.org.

si vous voulez changer le monde, changez l'éducation - Nelson Mandela

 

Cette démarche inédite verra son aboutissement les 19 et 20 novembre à Paris, lors de la rencontre annuelle des Semaines sociales de France.

Inscrivez-vous dès maintenant grâce à vos codes d'accès :

 

 

Nouveau cette année : Inscrivez vos enfants ou petits-enfants : un programme spécifique a été élaboré pour eux !

 

A bientôt,

 

L'équipe des Semaines sociales de France