Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/11/2017

sortie du bulletin des Amis d'André Diligent

100_0257.JPGA lire !

 

 

26/10/2017

Construire une Europe qui marche....à l’endroit, est-ce possible ?

espol.jpgESPOL avait invité, le jeudi 19 octobre 2017, le chef d’orchestre de la 92ème session des Semaines sociales de France pour parler…d’Europe. Accueilli par Alexis Massart, directeur de l’école, Philippe Segretain s’est prêté au format des rencontres du jeudi après-midi pour converser avec une cinquantaine d’étudiants dont une grande majorité d’étudiantes. 90 minutes où il fut question de tout ou presque. Alexis Massart avait prévenu : dans ces rencontres, ni le thème, ni la personnalité de l’invité ne sont des prétextes.

PS2.jpgPhilippe Segretain n’a pas été dans sa vie professionnelle, stricto sensu un militant de l’Europe, mais un acteur de cette espace mouvant. A l’origine de la création d’une société de transports qui s’est développée à l’échelle européenne, il a été jusqu’à présider le comité européen de l’union internationale des transports. Son job, comme il dit, était de s’assurer qu’il parlait bien au nom de l’ensemble des pays qui comptaient. Un rôle utile de tisserand.

PS.jpgPour entrer dans le sujet qu’il a choisi d’éclairer, quelle Europe voulons-nous ? (thème de la session 2017 des Semaines sociales), il rappelle d’abord que l’Europe n’est pas réductible à une frontière. Et d’inviter à la table des échanges tous ceux qui ont pris part à cette construction d’une Union européenne. Avant le second conflit mondial, Aristide Briand qui martèle en 1929 qu’entre peuples regroupés doit exister un lien fédéral et solidaire sans toucher à la souveraineté. Denis de Rougemont qui en 1946 suggère que vue de loin, l’Europe est une évidence. Puis Robert Schuman et Jean Monnet qui s’allient dans une vision de génie. Le pragmatisme économique a donné naissance en 1952 à la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) et à la Communauté Economique Européenne (CEE) par le traité de Rome en 1957.

Tout a roulé ensuite, de l’entrée de la Grande-Bretagne en 1973 après référendum, l’acte unique en 1986 établissant la libre circulation, Maastricht en 1992, Amsterdam en 1999 et Nice en 2001…jusqu’au bug de 2005 : la France rejette, avant les Pays-Bas trois jours plus tard, le traité établissant la constitution européenne. En 2004, les Semaines sociales de France choisissent de « réinventer l’Europe » et personne n’imagine le score de mai 2005 : le OUI n’obtient que 45,32% des suffrages et près de 70% des Français ont voté. Le résultat sans appel fait dire à Philippe Segretain, chargé 12 ans plus tard de reprendre le sujet, qu’à l’époque « nous avons certainement voulu réinventer sans comprendre l’incompréhension grandissante ».

Cet échec est devenu comme un fil rouge pour aborder la session de 2017. Depuis 2005, de nombreux événements, du Brexit à l’affaire Catalane, montrent que quelque chose ne tourne pas totalement rond. L’Europe : une affaire d’élites ? En mars 2017 à Versailles, une initiative des chrétiens pour l’Europe (IXE) tentait de remettre les charrues dans l’ordre en rappelant les acquis européens : longue période de paix, autosuffisance alimentaire, protection des consommateurs et des travailleurs avec des règles, solidarité régionale. Par exemple dans notre région, Valenciennes a fait son métro avec les aides européennes (FEDER). Fort de cela, fort du constat des nouveaux rapports de dominant/dominés dans le monde, fort de l’attention portée à l’Afrique, ces chrétiens pour l’Europe se sont mis en quête de scénarios. La session de novembre s’inscrit dans cette démarche de recherche de ce qui n’a donc pas fonctionné pour inverser la tendance.

PS3.jpgCar l’Europe est nécessaire. Une nécessité à laquelle prend toute sa part le nouveau Président de la République Française. Le discours prononcé à la Sorbonne montre qu’il souhaite prendre des risques pour une utile remise en questions de ce qu’il considère comme une œuvre majeure de l’histoire humaine. D’ailleurs le thème était au cœur de sa campagne électorale. Philippe Segretain s’est démené pour avoir, le dimanche matin de la session des 18 et 19 novembre prochains, la Ministre aux affaires européennes comme grand témoin de cette nécessité de prendre le sujet à bras le corps. Sylvie Goulard qui a une sacrée expérience de l’Europe a récemment posé une bonne question : est-ce que l’Europe n’a pas pris l’habitude de se dégager des contraintes démocratiques ? Reformulée par Philippe Segretain : Peut-on bâtir une citoyenne européenne sur le simple fait que nous avons des droits européens ? Et une autre étroitement liée fuse : certes le marché commun, c’était l’intuition initiale mais peut-on dire que l’économie suffit ?

D’autant que par-delà les marchés, la géopolitique retrouve ses droits. L’Europe n’est plus aujourd’hui réductible à ce qui a permis son lancement. Beaucoup en conviennent : l’Europe est un espace pertinent mais comme le souligne Hubert Védrine, la souveraineté ne se négocie pas forcément au même endroit.

PS4.jpgMais ce que Philippe Segretain a pu offrir de précieux à ses étudiants du jour, ce sont les confidences d’un Pape venu d’Amérique latine qui n’hésite pas à rappeler à ses hôtes que depuis Magellan, le continent les regarde de loin ces européens. Une distance qui permettrait presque une analyse dont François ne semble pas se priver…en s’appuyant sur Emmanuel Levinas, le philosophe né en Lituanie, qui a fait ses études en Russie puis en Ukraine, avant de rejoindre l’Allemagne puis la France. François cherchant certainement à travers cette évocation à dire l’Europe parlant de Levinas. Pour Philippe Segretain, l’évêque de Rome nous rappelle que l’accueil de l’exclu n’est que l’éthique. « Ouvrir sa porte c’est avoir une demeure, comme vous avez une demeure vous êtes en situation d’ouvrir votre porte ». Et François de se faire encore plus précis : « La grand-mère a vieilli. Il faut retrouver la dynamique qui permettra les intégrations ». Il y a au regard de ce qu’ont pu faire les pères fondateurs une forme d’urgence en termes d’invention politique…

L’échange qui a suivi avec les étudiants a permis de préciser un certain nombre de points : l’impôt au service du bien commun, l’intégration de la diversité des trajectoires, les nouveaux sujets pour arriver à parler politiquement, les rencontres concrètes par-delà les frontières, l’investissement en Afrique fait par la Chine. Et Philippe Segretain qui revient d’un voyage instructif à Riga en Lettonie après avoir passé quelques jours à Berlin dans le cadre d’un voyage apprenant, confie adopter la posture d’un agnostique sur le sujet Européen. Sa seule certitude réside dans le vécu commun et le fait que ce qui réunit les peuples est plus important que ce qui les sépare. Mais le chemin sera encore long. Et de dire aux jeunes : « prenez le pouvoir et exigez des politiques qu’ils le rendent ». Une conclusion que n’aurait pas reniée Eugène Duthoit, fondateur de la première école des sciences sociales et politiques de la Catho en 1894 et qui présida les semaines sociales de 1919 à 1944.

Espol2.jpg

03/10/2017

Programme de la 92ème session consacrée à l'Europe

Samedi 18 novembre 2017

 

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé

 

  1. L’Europe : promesse, réussites, rejets, espoirs

 

09h00 : Ouverture

Avec Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales de France.

 

09h30 : Une relecture du projet européen

Avec Enrico Letta, ancien premier ministre italien, doyen de l’école des affaires internationales de Sciences Po Paris, président de l’institut Jacques Delors. 

60 ans après le traité de Rome, où en est l’Europe par rapport à ses objectifs initiaux ? L’heure est au diagnostic pour saisir ses réussites et ses fragilités et pour mieux réagir aux nombreux risques qui la menacent. Président de séance : Jean-Baptiste François, journaliste à La Croix

 

10h00 : Débat

 

10h50 : L’Europe au quotidien : l’épreuve du réel

Avec Loïc Armand, président de la commission Europe du Medef et vice-président de L’Oréal en charges des affaires extérieures, Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique et Claude Rolin, député européen, vice-président de la Commission Emploi et Affaires sociales au sein du Parlement européen.

Témoins et acteurs du fonctionnement de l’Union Européenne au jour le jour, les intervenants illustreront à partir d’exemples concrets les réussites et les échecs, notamment dans le domaine social. Président de séance : Clemens Ladenburger, de ZdK (Zentralkomitee der deutschen Katholiken)

 

11h45 : Débat

 

12h15 : L’Europe : un enjeu spirituel 

Avec Jérôme Vignon, président d’honneur des Semaines sociales de France et Frère Alois, prieur de Taizé.

 

  1. L’Europe: les ressources de la culture, les attentes des jeunes

 

13h50 : Goûter d’Europe 

Ecouter, voir, ressentir la littérature, la musique, le cinéma, trois grandes voies d’expressions culturelles et artistiques européennes. Cette séquence se termine par l’intervention d’Antoine Arjakovsky, historien et co-directeur du séminaire Passé et avenir de la civilisation européenne au Collège des Bernardins. 

 

17h00 : Jeunes en Europe 

Avec Cafébabel, le MRJC-Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne, la JOC– Jeunesse Ouvrière Chrétienne, l’Office franco-allemand pour la jeunesse, le MCC-Mouvement chrétien des cadres, les Apprentis d’Auteuil et le groupe jeunes de Taizé.

Des jeunes ont la parole. Quelles sont leurs attentes,  leurs inquiétudes et leur espérance pour l’Europe ?

 

19h00 : Célébration œcuménique animée par la Communauté de Taizé

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé.

 

 

 

Dimanche 19 novembre

Fil rouge spirituel tout au long de la session avec frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé

 

  1. Quelle Europe voulons-nous ?

 

9h15 : La vision de l’Europe d’un responsable politique français.

Avec Nathalie Loiseau, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes. Président de séance : Jean Christophe Ploquin, rédacteur en chef à La Croix

 

9h45 :   L’Europe : quelle place pour nos nations ?

Avec Michaela Wiegel, correspondante en France du Frankfurter Allgemeine Zeitung et Jean-Marc Ferry, professeur titulaire de la chaire Philosophie de l’Europe à l’Université de Nantes.

Fédéralisme et souverainismes nationaux ont stimulé le débat européen. Comment dépasser ces tensions ?

 

10h25 : Débat

 

11h15 : L’Europe : entendre la parole de l’Eglise

Avec Mgr jean Pierre Grallet, représentant la France à la COMECE – Commission des Episcopats de la Communauté Européenne.

Trois semaines après « (Re)penser l’Europe », une rencontre entre représentants des Églises et responsables politiques. Que dit l’Eglise sur l’avenir et la responsabilité de l’Europe ? Quelle responsabilité de l’Eglise et des chrétiens pour soutenir le projet européen ?

 

11h40 : La voix d’un autre continent

Avec Denise Houphouët-Boigny, ambassadeur, Déléguée Permanente de la Côte d’Ivoire auprès de l’UNESCO et membre exécutif.

Entendre une voix d’un autre continent sur la responsabilité particulière et souhaitée de l’Europe.

 

12h05 : Débat

 

14h30 : L’Europe et ses frontières : défendre, accueillir ? 

Avec Nicole Gnesotto, professeur spécialiste des questions stratégiques européennes, membre du think tank Notre Europe, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.

L’Europe doit prouver sa capacité à répondre aux menaces liées à l’insécurité et gérer les enjeux migratoires. Président de séance : Philippe Segretain, pilote de la session

 

15h00 : L’Europe : quelle responsabilité dans la transition écologique ? 

Avec Gaël Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement.

La solidarité et l’écologie sont les conditions préalables à une économie saine. Que doit et peut faire l’Europe ?

 

15h30 : Débat

 

16h00 : L’Europe solidaire : nouvel enjeu pour la démocratie

Avec Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission européenne chargé de la conduite des négociations avec le Royaume-Uni.

Comment faire vivre le processus démocratique en Europe ?

 

16h30 : Conclusion  à trois voix   

Avec Henryk Woźniakowski, éditeur et essayiste polonais, Emelyn Weber, responsable du Groupe des organisations étudiantes et mouvements de jeunesse au CESE et Dominique Quinio, présidente des Semaines Sociales de France.

 

Tout savoir sur la session : http://ssf-lasession.org/session-2017/

28/04/2017

Spéciale newsletter élection présidentielle

A quelques jours d'un choix crucial pour notre pays, les Semaines sociales de France ont choisi d'afficher leurs convictions, a travers différents textes et prises de positions qui ont rythmé cette première semaine de l'entre-deux-tours. En voici le résumé ainsi que l'annonce des événements à venir d'ici le 7 mai.

Lettre ouverte à la Manif pour tous

L’équipe dirigeante actuelle de l’organisation « La Manif pour tous » a lancé le 25 avril une consigne de vote appelant le 7 mai à dire « Non à Macron », « un candidat qui privilégie l’argent à l’humain ». Ces propos heurtent une grande partie de ceux qui ont manifesté en 2013 à l’appel de cette organisation. Jérôme Vignon a souhaité réagir à travers une lettre ouverte. Lisez la lettre ouverte à LMPT de Jérôme Vignon, président d'honneur des SSF, et Bernard Devert, président d'Habitat et Humanisme. N'hésitez pas à diffuser largement cette lettre dans vos réseaux !

Il faut choisir

La chronique de Pierre-Yves Stucki sur les questions que posent le choix de dimanche 7 mai, à la lumière de la pensée sociale chrétienne . Lire la chronique de Pierre-Yves Stucki sur le blog des SSF.

Quelle Europe voulons-nous ?

Mardi 2 mai à partir de 17h30, suivez le FACEBOOK LIVE et posez vos questions à Yves Bertoncini, de l'institut Jacques Delors et Philippe Segretain, des Semaines sociales de France. La rencontre aura lieu en direct sur la page Facebook du journal la Croix, et sera animée par Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef au journal la Croix.

31/03/2017

(Re)penser l'Europe

Les évêques s’engageront dans une réflexion commune avec des représentants politiques de haut niveau à Rome

Ouvrant l’assemblée plénière de printemps, le Président de la COMECE, le Cardinal Marx a réaffirmé le ferme soutien de l'Eglise catholique au projet européen: « Il n'y a pas d’alternative à la coopération en Europe. Travailler ensemble est le meilleur moyen de maintenir la paix en Europe, de relever les défis économiques et sociaux liés à la mondialisation et de redevenir un point de référence pour l'humanité, comme l’espère le pape François pour l'Europe ».

Evoquant le Brexit, le Cardinal Marx a rappelé que l'Eglise avait toujours soutenu le processus d'unification et la solidarité entre les États membres. C’est pourquoi il déplore le départ du Royaume-Uni de l'UE. Selon lui, ni les Britanniques ni les Européens ne sont conscients des conséquences profondes de cette décision. La séparation sera douloureuse et coûteuse pour les deux parties. Pourtant, souligne-t-il, « nous savons que nous faisons les uns comme les autres partie de l'Europe ».

« En tant qu'Eglise, en tant que chrétiens, nous voulons contribuer à la discussion sur l'avenir de l'Europe », a-t-il déclaré, annonçant que la COMECE organisera un congrès sur l'avenir de l'Union européenne du 27 au 29 octobre 2017 à Rome, à l'occasion du 60e anniversaire des Traités de Rome.

Lors de leur assemblée plénière à Bruxelles, les évêques délégués à la COMECE se sont penchés sur les questions qu'ils envisagent d’aborder lors du Congrès de Rome: les crises et leurs causes, la dimension sociale de l'Europe, les différents concepts et visions de l'Europe et de l'Union européenne.

Les Evêques ont engagé un dialogue avec des experts politiques et universitaires - Mme Sylvie Goulard (ALDE), le Prof. Jérôme Jamin (Université de Liège) et le Prof. Luuk van Middelaar (Université Catholique de Louvain-la-Neuve) - afin d’analyser les principaux défis auxquels l'Europe est aujourd'hui confrontée.

« La COMECE a une tâche cruciale à accomplir aujourd’hui et dans les années à venir. Sans quoi, dans 20, 30 ou 50 ans, on pourrait se demander: où était l'Église alors que l'Europe se divisait sur la question de son avenir ? » Le pape François a exprimé à maintes reprises le souhait de l'Église catholique d'entrer en dialogue avec les dirigeants de l'UE, notamment lors de l’audience qu’il a accordée aux 27 chefs d'Etat et de gouvernement au Vatican. Comme signe de ce soutien du Saint-Père, le Congrès de la COMECE sera organisé conjointement avec le Saint-Siège et aura lieu au Vatican.

 

Contact: Johanna Touzel, responsable presse de la COMECE

johanna.touzel@comece.eu   Tel+32 (0)2 235 05 15 

Commission des Episcopats de la Communauté européenne - COMECE

www.comece.eu