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09/03/2014

Censé travailler ou travailler sensé ?

 

56_htmlarea_actu_19013_0.jpgParce qu’il n’est pas toujours simple de conjuguer premier emploi,  plan de carrière ou réorientation professionnelle avec ses convictions, le groupe Jeunes des Semaines sociales de France propose deux jours de réflexion, d’échanges et de rencontres pour  réfléchir au sens du travail et découvrir  la réflexion de l’Église sur le travail et la vie en société.

 

  • Quel métier choisir ?
  • Qu’apporte mon travail à la société ?
  • Quel équilibre trouver entre  vie perso et vie pro ?
  • Au chômage, comment trouver sa place dans la société ?
  • Comment concilier mon travail et mes valeurs ?

Pendant deux jours, les 5 et 6 avril à ANGERS, venez échanger, débattre, rencontrer, confronter vos idées ! 

 

Mêlant témoignages, ateliers, visites de terrain et conférences, ces deux jours permettront aux participants de dégager des points de repères pour leur vie professionnelle.

http://travaillersense.fr

 

 

On n'a pas fini de parler de Jules Lemire...

Pour l'association "Mémoire de l'Abbé Lemire" qui tenait son assemblée générale ce 8 mars 2014 à Hazebrouck, Jules Lemire est un homme aux valeurs actuelles et universelles. Pour le nouveau Président Jean-Philippe Le Guevel, il faut continuer d'entretenir la mémoire de l'Abbé et transmettre...dans la droite ligne de son prédécesseur Gilbert Louchart qui depuis 1999, date de création de l'association, s'est démené sans compter: remise en état de la maison, mise en place des accueils, lancement du bulletin, restauration des cahiers et mise en ordre des archives.

WP_004861.jpgCelui qui fut député de 1893 à 1928 et maire d'Hazebrouck de 1914 à 1928, année de son décès, continue de susciter un intérêt grandissant. Plus de 700 personnes ont visité la maison d'Hazebrouck en 2013 dont 400 scolaires (visites gratuites le 1er dimanche de chaque mois de 14h30 à 17h30, 5 Ter Square St Eloi et visites possibles sur rendez-vous).

L'association qui a rendu hommage à Jean-Marie Mayeur, auteur d'une thèse de référence sur Jules Lemire, a connu une année extraordinaire. D'abord avec la publication d'un biographie actualisée de l'Abbé par Jean-Pascal Vanhove, Vice-Président de l'association.

Et puis ensuite avec la sortie des cahiers de l'Abbé, deux tomes de plus de 1000 pages. Un travail de titans réalisé par Jean-Pascal Vanhove et Jean-Pierre Delannoy, docteur en droit, natif du coin, qui dit modestement avoir amorcé la pompe avec des annotations, des renvois et un index. Un travail remarquable qui permet selon Jean-Pierre Delannoy de mettre en évidence une "périodisation des fréquentations et des amitiés de l'Abbé Lemire".

Le Président Le Guevel a salué cette immense travail, repris dans le bulletin de l'association avec un hommage à Jean-Marie Mayeur, ainsi qu'un long article de Jean-Pascal Vanhove sur l'Abbé Dabry.

WP_004855.jpgL'association ne manque pas de talents puisque le second Vice-Président, passionné d'informatique et professeur de mathématiques en retraite, réalise des films à la demande. L'assemblée générale de 2014 était l'occasion de projet un film réalisé en 2010, intitulé: "100 ans après...Hazebrouck, zone de guerre, de l'arrivée en 1914 des refugiés des zones occupées jusqu'à l'inauguration du monument de la victoire en 1925". Un film émouvant qui nous plonge dans la dure réalité de celui qui est maire en 1914, Jules Lemire consignant tous les événements, de l'arrivée de 3500 réfugiés en août 1914 à la création d'un hôpital militaire anglais. La ville a payé un lourd tribut avec 312 victimes, 75 disparus, 988 mutilés et blessés.

On retrouvera Jean-Pascal Vanhove, Jean-Pierre Delannoy et Christophe Bellon, historien, pour un double hommage à Jules Lemire et Jean-Marie Mayeur à l'Université Catholique de Lille le mercredi 16 avril prochain à 17h. Si le député-maire d'Hazebrouck actuel, Jean-Pierre Allossery, a pu indiquer que les cahiers sont maintenant à disposition dans la bibliothèque de l'Assemblée Nationale...en attendant un hommage plus officiel, il s'agit de continuer de faire connaître la vie de l'Abbé Lemire: prêtre et député, c'était rare à l'époque, il souhaite que chacun puisse posséder un coin de terre pour permettre de vivre mieux (d'où la création des jardins ouvriers - 204 encore aujourd'hui à Hazebrouck), il consacre sa vie à améliorer le sort des plus humbles et grâce à son action, l'Eglise n'est plus perçue de la même manière, ni pas ses partisans..ni par ses opposants. Si cela n'est pas d'actualité...

http://memoire-abbe-Lemire.monsite-orange.fr/

Les cahiers sont disponibles dans les librairies d'Hazebrouck et aussi au Mont des Cats, à la Procure et librairie Tirloy à Lille.

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S'initier à une pensée sociale...vive...

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Et qui fait vivre ! C’est en substance le message profond que tenait à adresser aux Antennes Sociales, Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et Président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, le 24 février dernier, en conclusion d’une journée consacrée à l’Europe...et à la présentation d’un ouvrage «Notre bien commun, politique, travail, propriété, styles de vie, familles, migrations ».

Ce « parcours » c’est pour se mettre au travail, pour initier à s’exercer à élaborer une pensée sociale. Il vient compléter la sortie du compendium en 2005 et le site plus récent du CERAS qui offre une approche contextualisée. Mgr Brunin rappelle que la pensée sociale est en évolution. Il s’agit pour les chrétiens de promouvoir la richesse de cet enseignement social de manière « à ce qu’il ne reste pas le secret le mieux gardé ». Pour des jeunes générations, des groupes de chrétiens en paroisse, des membres de groupes apostoliques, des acteurs divers, ce « parcours » suscitera des espaces de rencontres pour construire une pensée en permettant d’enrichir celle qui existe. Cela doit permettre l’exercice d’une vie citoyenne avec une implication éclairée.

 

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Que les choses soient claires : ce parcours est une initiation. Il n’a pas la prétention de tout explorer de la pensée sociale mais de permettre de travailler la pensée sociale ensemble. L’approche est ainsi par thématiques et non par l’histoire. Le parcours est agrémenté d’un DVD (compris dans le prix global de 10€). Avec des vidéos apéritives, puis un enseignement sous forme de vie, on suscite d’abord les questions. Puis avec le livre qui donne des pistes pour réfléchir, on va ainsi plus loin.

Marie-Laure Dénès qui était présente et qui a rédigé un chapitre insiste sur le fait que si l’Eglise a une pensée, l’Eglise c’est nous. La pensée sociale nous renvoie à notre propre responsabilité et à notre intelligence.

Après cela, on a essayé, en visionnant les vidéos.

Il ne restait plus qu’à Mgr Brunin à conclure, soulignant que l’expertise de celles et ceux qui sont dans la vie sociale est aujourd’hui nécessaire…pour les évêques et la communauté chrétienne. C’est essentiel qu’il y ait des lieux pour débattre des questions de société et y réfléchir. Dans une période qui met au défi de tenir debout comme chrétiens, pour rendre compte d’une espérance qui les habite. Par une attitude d’ouverture et d’empathie avec toutes les questions de nos contemporains, il en va d’une Eglise qui se veut « mise en œuvre » par des chrétiens compagnons d’humanité. C’est là pour Mgr Brunin la différence avec une Eglise contestataire, attestataire, exhortative. L’Eglise doit être profondément dialogique, c’est la posture prise avec Vatican II.

Il faut donc entrer en dialogue sur le terrain rationnel pour être audibles par tous. Témoigner de façon audible en laissant de côté le jargon de tribu. Et bien voilà une belle feuille de route…pour faire vivre une pensée sociale vive !

En savoir plus http://arras.catholique.fr/page-35071.html

 

13/02/2014

Les chrétiens face au défi technoscientifique

Francois-Euve-un-physicien-a-la-tete-d-Etudes_article_main.jpgAncien élève de l’École normale supérieure et Agrégé de physique (1976), François Euvé est entré dans la Compagnie de Jésus en 1983 et ordonné prêtre en 1989.

Le Père François Euvé a soutenu sa thèse de théologie (2000) sur « Penser la création comme jeu » et a publié trois autres ouvrages de vulgarisation scientifique et théologique.

Il a été nommé à la tête de la revue « Études » où il   assurait depuis 1995 les   recensions des ouvrages scientifiques. Il va devoir  assurer la présence numérique d’Études mais « le fait d’être physicien le rend sensible à ces interfaces techniques ».

L’homme qu’il fallait pour lancer la session 2014 des Semaines Sociales de France sur le thème "L'homme et les technosciences, le défi".

AG à 18h30, Conférence à 20h, salle des actes—Université Catholique de Lille, lundi 10 Mars.

 

12/02/2014

L'homme et les technosciences...

Deux phénomènes d’une grande importance se font jour: D’une part, une accélération des progrès scientifiques et techniques dans le champ de plusieurs domaines très innovants : nanotechnologies, biotechnologies,  technologies  de l’information et sciences cognitives. D’autre part, ce que les spécialistes appellent « la convergence technologique » de ces différentes technosciences.

Cette « révolution technologique » en cours n'est pas un choix mais un fait historique.

Comme pour les enjeux écologiques, toute la question est de savoir comment l'humanité peut traverser cette transition.

Ces évolutions très rapides façonnent en effet considérablement les  orientations économiques, sociales et sociétales des sociétés modernes.

Certains voient dans ces avancées technologiques un saut qualitatif inédit porteur de progrès sans précédents pour apporter des réponses aux problèmes auxquels l’humanité est confrontée.

D’autres, en revanche, y lisent  avant tout la poursuite d’un déterminisme technologique qui consiste à voir dans la technique une logique d’efficacité qui déterminerait un mode autonome de développement sur lequel l’homme n’aurait qu’une prise limitée de maitrise et d’orientation. 

Dans ce contexte, des courants de pensée s’affirment qui voient dans la figure de « l’Homme augmenté », l’avenir de l’humanité. Ces orientations sont d’autant plus prégnantes que des masses considérables de flux financiers sont désormais dirigés vers ces secteurs d’activités et leur recherche-développement.

Ces évolutions posent dés lors de nombreuses questions éthiques, anthropologiques, démocratiques. Mais elles questionnent en premier lieu l’évolution de notre rapport au Temps : ces technologies et leur utilisation massive sont-elles à l’origine de la sensation d’une accélération de la vie sociale dans toutes ses dimensions ? Et en second lieu notre rapport à l’Altérité : est-ce que l’augmentation de la puissance d’interconnexion et donc de créativité est mise au service de tous ?

La question qui se pose à nous pourrait s’énoncer ainsi  : A quelles conditions le monde technoscientifique à l’œuvre favorise-t-il encore l’humain ? Ou, plus précisément : Comment passer de la croissance de la puissance de connexion au partage de l'intensité de la création ?

A retrouver dans le lien n°4 des Semaines Sociales Nord-Pas-de-Calais