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09/03/2014

S'initier à une pensée sociale...vive...

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Et qui fait vivre ! C’est en substance le message profond que tenait à adresser aux Antennes Sociales, Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre et Président du Conseil Famille et Société de la Conférence des Evêques de France, le 24 février dernier, en conclusion d’une journée consacrée à l’Europe...et à la présentation d’un ouvrage «Notre bien commun, politique, travail, propriété, styles de vie, familles, migrations ».

Ce « parcours » c’est pour se mettre au travail, pour initier à s’exercer à élaborer une pensée sociale. Il vient compléter la sortie du compendium en 2005 et le site plus récent du CERAS qui offre une approche contextualisée. Mgr Brunin rappelle que la pensée sociale est en évolution. Il s’agit pour les chrétiens de promouvoir la richesse de cet enseignement social de manière « à ce qu’il ne reste pas le secret le mieux gardé ». Pour des jeunes générations, des groupes de chrétiens en paroisse, des membres de groupes apostoliques, des acteurs divers, ce « parcours » suscitera des espaces de rencontres pour construire une pensée en permettant d’enrichir celle qui existe. Cela doit permettre l’exercice d’une vie citoyenne avec une implication éclairée.

 

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Que les choses soient claires : ce parcours est une initiation. Il n’a pas la prétention de tout explorer de la pensée sociale mais de permettre de travailler la pensée sociale ensemble. L’approche est ainsi par thématiques et non par l’histoire. Le parcours est agrémenté d’un DVD (compris dans le prix global de 10€). Avec des vidéos apéritives, puis un enseignement sous forme de vie, on suscite d’abord les questions. Puis avec le livre qui donne des pistes pour réfléchir, on va ainsi plus loin.

Marie-Laure Dénès qui était présente et qui a rédigé un chapitre insiste sur le fait que si l’Eglise a une pensée, l’Eglise c’est nous. La pensée sociale nous renvoie à notre propre responsabilité et à notre intelligence.

Après cela, on a essayé, en visionnant les vidéos.

Il ne restait plus qu’à Mgr Brunin à conclure, soulignant que l’expertise de celles et ceux qui sont dans la vie sociale est aujourd’hui nécessaire…pour les évêques et la communauté chrétienne. C’est essentiel qu’il y ait des lieux pour débattre des questions de société et y réfléchir. Dans une période qui met au défi de tenir debout comme chrétiens, pour rendre compte d’une espérance qui les habite. Par une attitude d’ouverture et d’empathie avec toutes les questions de nos contemporains, il en va d’une Eglise qui se veut « mise en œuvre » par des chrétiens compagnons d’humanité. C’est là pour Mgr Brunin la différence avec une Eglise contestataire, attestataire, exhortative. L’Eglise doit être profondément dialogique, c’est la posture prise avec Vatican II.

Il faut donc entrer en dialogue sur le terrain rationnel pour être audibles par tous. Témoigner de façon audible en laissant de côté le jargon de tribu. Et bien voilà une belle feuille de route…pour faire vivre une pensée sociale vive !

En savoir plus http://arras.catholique.fr/page-35071.html

 

12/02/2014

L'homme et les technosciences...

Deux phénomènes d’une grande importance se font jour: D’une part, une accélération des progrès scientifiques et techniques dans le champ de plusieurs domaines très innovants : nanotechnologies, biotechnologies,  technologies  de l’information et sciences cognitives. D’autre part, ce que les spécialistes appellent « la convergence technologique » de ces différentes technosciences.

Cette « révolution technologique » en cours n'est pas un choix mais un fait historique.

Comme pour les enjeux écologiques, toute la question est de savoir comment l'humanité peut traverser cette transition.

Ces évolutions très rapides façonnent en effet considérablement les  orientations économiques, sociales et sociétales des sociétés modernes.

Certains voient dans ces avancées technologiques un saut qualitatif inédit porteur de progrès sans précédents pour apporter des réponses aux problèmes auxquels l’humanité est confrontée.

D’autres, en revanche, y lisent  avant tout la poursuite d’un déterminisme technologique qui consiste à voir dans la technique une logique d’efficacité qui déterminerait un mode autonome de développement sur lequel l’homme n’aurait qu’une prise limitée de maitrise et d’orientation. 

Dans ce contexte, des courants de pensée s’affirment qui voient dans la figure de « l’Homme augmenté », l’avenir de l’humanité. Ces orientations sont d’autant plus prégnantes que des masses considérables de flux financiers sont désormais dirigés vers ces secteurs d’activités et leur recherche-développement.

Ces évolutions posent dés lors de nombreuses questions éthiques, anthropologiques, démocratiques. Mais elles questionnent en premier lieu l’évolution de notre rapport au Temps : ces technologies et leur utilisation massive sont-elles à l’origine de la sensation d’une accélération de la vie sociale dans toutes ses dimensions ? Et en second lieu notre rapport à l’Altérité : est-ce que l’augmentation de la puissance d’interconnexion et donc de créativité est mise au service de tous ?

La question qui se pose à nous pourrait s’énoncer ainsi  : A quelles conditions le monde technoscientifique à l’œuvre favorise-t-il encore l’humain ? Ou, plus précisément : Comment passer de la croissance de la puissance de connexion au partage de l'intensité de la création ?

A retrouver dans le lien n°4 des Semaines Sociales Nord-Pas-de-Calais

 

 

 

10/01/2014

En route vers les municipales et les européennes

 

L'avenir de l'Europe

Julien-NAVARRO.jpgEn lien avec Débats en Weppes, soirée animée sur l’Europe par Julien Navarro*, maître de conférences en science politique à l’Université Catholique de Lille, rattaché à l’Ecole européenne des sciences politiques et sociales (ESPOL) et directeur d'ESPOL LAB.

Lieu : Salle du “Clos d’Hespel” à Fournes en Weppes le mardi 4 février – 20 h à 22 h

*Ses recherches s’inscrivent dans le champ des études sur l’Union européenne, les pratiques parlementaires et les élites politiques. Ses travaux ont notamment fait l’objet de publications dans la Revue Française de Science Politique, French Politics, la Revue Internationale de Politique Comparée et le Journal of Legislative Studies.  Titulaire d’un doctorat en science politique de l’IEP de Bordeaux, Julien Navarro a été chercheur invité à l’Université Libre de Bruxelles, l’Université de Göteborg et l’Université de Iéna. Directeur d’ESPOL-LAB, il assure des enseignements au sein de la Faculté Libre de Droit, d’ESPOL et de l’IEP de Lille. Il est membre du comité de rédaction de la Revue Internationale de Politique Comparée. 

 

Municipales - Enjeux de société

La démocratie affaiblie ?

En partenariat avec les Semaines sociales du Nord-Pas-de-Calais

 

 Après la soirée-rencontre avec les acteurs sociaux tourquennois en lutte contre la précarité du jeudi 16 janvier, une soirée-débat :

 

 Jeudi 6 février 2014 de 20h à 22h – La précarité fragilise-t-elle la démocratie ?

 

>> Avec Nicolas Ketelers, délégué diocésain du Secours Catholique

F_MABILLE.jpg>> François Mabille *, Professeur de sciences politiques à la Fédération universitaire et polytechnique de Lille, titulaire de la chaire « enjeux de société et prospective ».

>> et Denis Vinckier, président des Semaines sociales du Nord-Pas-de-Calais

 

Centre St Benoit – 25 rue de la Cloche à Tourcoing

 

* François Mabille travaille sur le catholicisme, les religions et sur les relations internationales contemporaines. Membre statutaire du Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GRSL-CNRS) et chercheur associé au Centre d’Etudes sur les Conflits Internationaux (CECRI) de l’Université catholique de Louvain.

Egalement chercheur associé à l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques (UQAM - Canada).

 

28/11/2013

Soirée de partage après la session nationale des Semaines Sociales

amm.jpgNous avons été plusieurs du Nord-Pas-de-Calais à participer à la 88ème session annuelle des Semaines Sociales de France, proposée cette année en 3 lieux: Paris, Lyon et Strasbourg.

Pour revenir ensemble sur ce que nous avons vécu dans ces 3 lieux (moments particuliers et ateliers spécifiques et moments partagés en simultanée par écrans interposés) et le partager avec d'autres, mettre en évidence les lignes de force, envisager des pistes de travail dans le cadre de la fabrique sociale, une soirée est prévue mercredi prochain 4 décembre à 18h30 à l'Accueil Marthe et Marie à Lomme-Humanicité.

Venez librement assister à cet échange qui sera animé par les participants à la session encore toute fraîche !

Tribune parue dans Croix du Nord

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Le défi de la fabrique sociale

 

En prenant, en avril dernier, la responsabilité de la présidence des Semaines Sociales en Nord-Pas-de-Calais, avec une équipe où se mêlent à la fois expériences et envies nouvelles,  j’avais en tête le défi que nous devons continuer de relever : être au rendez-vous de la question sociale en mobilisant des hommes et des femmes de notre temps dans la durée.

 

La question sociale, c’est toute la tradition de travail des Semaines Sociales de France. La durée, c’est la condition pour que les solutions  soient nourries et discutées d’une manière sérieuse. Le temps reviendra pour que des hommes et des femmes, formés et encouragés, prennent de nouvelles responsabilités. Car ce qui manque aujourd’hui cruellement dans le champ de la responsabilité politique, c’est bien cette capacité à former des militants pour gagner autre chose que des élections. La confiance perdue de nos concitoyens, c’est cela qu’il faut regagner. Pour la regagner, il faut adopter des postures nouvelles et courageuses.

 

Nous n’avons de ce point de vue rien inventé, c’était la matrice de nos prédécesseurs. Mais nous devons à la fois nous en souvenir et aussi adapter les méthodes. C’est tout le défi de la fabrique sociale.

 

C’est ce que nous avons tenté de faire de manière expérimentale avec le thème « Réinventer le travail » – thème de la 88ème session nationale - qui fait évidemment sens pour notre région.  Interpellées par le sujet, les Semaines Sociales en Nord-Pas-de-Calais ont donc lancé en juin dernier un premier atelier. Pendant deux bonnes heures, les présents ont planché sur les évolutions constatées dans leur vie professionnelle d’une part, et dans leurs différents secteurs d’activité d’autre part.

 

Du côté des retraités, on s’est montré peu motivé à replonger dans une histoire pas toujours rose, alors que la vie présente, bien remplie en bénévolat de toute sorte, offre encore tant de joies et de rencontres. Le groupe des actifs a regardé du côté des frontières : entre vie professionnelle et vie privée, entre travail rémunéré et bénévole, entre solidarité et autonomie… Le triptyque projet du salarié, projet du patron et projet collectif de l’entreprise a suscité de nombreux témoignages personnels. Jusqu’où investir sa vie professionnelle ? Améliorer sans cesse les processus laisse-t-il encore une place à l’initiative, à l’épanouissement, à la relation avec les collègues ? Si autrefois, pénibilité et durée de la semaine rendaient souvent difficile la prise de recul par rapport aux conditions de travail, il semblerait bien que les nouvelles technologies de communication aient pris le relais aujourd’hui pour empêcher les salariés de décrocher…

 

Voilà sans doute une des raisons qui ont fait le succès de ce premier atelier, invitation à la prise de conscience par le dialogue. Cette pédagogie participative, donnant une large place à la parole de chacun, a rencontré l’intérêt et donné envie au groupe de poursuivre sa réflexion.

 

Le 16 octobre s’est donc tenu un deuxième atelier, toujours dans la grande salle de l’Accueil Marthe et Marie à Humanicité. Cette fois-ci, chacun était d’abord invité à s’interroger personnellement : « Quelle est la place du travail aujourd’hui dans ma vie ? »…. Entre activité contrainte mais utile à d’autres, corvée, moyen de structurer ou de gagner sa vie, occasion de réaliser son rêve ou lieu de fatigue, source de relations autant que de stress, les échanges ont mis en évidence la diversité extrême des parcours de vie. Cette manière un peu déstabilisante de faire connaissance les uns avec les autres, n’était en réalité qu’un tour d’échauffement, une mise en situation et une mise en confiance avant d’attaquer le cœur de l’ouvrage et de se plonger dans la doctrine sociale de l’Eglise, et ce qu’elle dit du travail. Cinq paragraphes extraits du Compendium ont été soumis à la curiosité puis à la sagacité des petits groupes, comme autant de propos pouvant faire écho aux situations d’aujourd’hui : le commandement du repos sabbatique, le travail comme obligation, le développement de la personne humaine favorisant la productivité, la création de corps intermédiaires permettant la participation, le chômage comme calamité sociale.

 

Les chantiers sont ouverts ! La session nationale qui se tient ces 22, 23 et 24 novembre, simultanément à Paris, Lyon et Strasbourg, fournira certainement de nouveaux éléments de réflexion. C’est la force des Semaines Sociales de France depuis 1904 que de concourir à cette effervescence pendant un long week-end. C’est pourquoi La Fabrique Sociale a déjà programmé un nouvel atelier mercredi 4 décembre à 18h30 à l’Accueil Marthe et Marie, largement ouvert à tous ceux qui voudraient y contribuer, pour partager les fruits de cette session.

 

Et puis, nous lancerons l’année 2014 qui sera pour les Semaines Sociales en Nord-Pas-de-Calais une année exceptionnelle. En effet, nous accueillerons les 21, 22 et 23 Novembre 2014 à l’Université Catholique de Lille la 89ème session sur le thème : « Nouvelles technologies, nouvelle anthropologie ».

 

Denis Vinckier, Président des Semaines Sociales Nord-Pas-de-Calais associées aux Semaines Sociales de France.