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25/02/2016

Ensemble, l'éducation: 3 soirées pour débattre 23 mars / 21 avril et 19 mai !

Ensemble, l'Education !

Voir la vidéo en cliquant ci-dessus :)

ensemble l'éducation.jpgUne session les 19 et 20 novembre 2016 en région parisienne...mais d'ici là des rendez-vous dans les régions à partir de 3 émissions réalisées à Marseille, Lille et Toulouse, pour lancer les échanges.

Mercredi 23 mars : débat autour de la vidéo réalisée par Marseille : “L’éducation, entre exclusion sociale et réussite”.

  • 18h/19h30 à l’Université Catholique de Lille (60 Boulevard Vauban)
  • 20h/21h30 à la MAL (39 rue de la Monnaie)

Jeudi 21 avril de 20h à 21h30 après l’assemblée générale annuelle (18h/19h30) à l’Université Catholique de Lille: débat sur “l’éducation, apprendre à vivre en société”, vidéo réalisée par Lille.

Jeudi 19 mai : débat autour de la vidéo réalisée par Toulouse : “Education et vie professionnelle”.

  • 18h/19h30 à l’Université Catholique de Lille (60 Boulevard Vauban)
  • 20h30/22h à la MAL (39 rue de la Monnaie)

Après chaque soirée, un état des lieux et des propositions concrètes sont mises en ligne sur un livre ouvert !

Le tout pour appréhender cette grande question de l'éducation le plus largement possible, produire du contenu à partir des expériences locales, lancer des pistes de réflexion qui seront présentées à des décideurs et à des acteurs de l'éducation les 19 et 20 novembre 2016.

Les Semaines sociales se réinventent ! C'est le moment de rejoindre la dynamique en retenant les dates des 3 soirées en Nord-Pas-de-Calais.

23 Mars / 21 Avril / 19 Mai. A vos agendas !

Le flyer à diffuser autour de vous, merci

http://actualiteduchristianismesocialennord-pas-de-calais.hautetfort.com

12/02/2016

Les Semaines sociales innovent...Ensemble, l'éducation...3 dates pour en parler !

fonctionnement-session 2016.jpg

Ensemble, l'éducation !

Une session les 19 et 20 novembre en région parisienne...mais d'ici là des rendez-vous dans les régions à partir de 3 émissions réalisées à Marseille, Lille et Toulouse, pour lancer les échanges.

 

Soirée 1 (décrochage scolaire et reproduction sociale) : Mercredi 23 mars avec deux créneaux dans deux lieux différents :

  • 18h/19h30 à l’Université Catholique de Lille (60 Boulevard Vauban)
  • 20h/21h30 à la MAL (39 rue de la Monnaie)

Soirée 2 (Laïcité et Vivre ensemble) : Jeudi 21 avril de 20h à 21h30 après l’assemblée générale annuelle (18h/19h30). Université Catholique de Lille.

Soirée 3 (éducation, travail, formation) : Jeudi 19 mai avec deux créneaux dans deux lieux différents :

  • 18h/19h30 à l’Université Catholique de Lille (60 Boulevard Vauban)
  • 20h/21h30 à la MAL (39 rue de la Monnaie)

Après chaque soirée, un état des lieux et des propositions concrètes sont mises en ligne sur un livre ouvert !

Le tout pour appréhender cette grande question de l'éducation le plus largement possible, produire du contenu à partir des expériences locales, lancer des pistes de réflexion qui seront présentées à des décideurs et à des acteurs de l'éducation les 19 et 20 novembre.

Les Semaines sociales se réinventent ! C'est le moment de rejoindre la dynamique en retenant les dates des 3 soirées en Nord-Pas-de-Calais.

23 Mars / 21 Avril / 19 Mai. A vos agendas !

Quelle réception de l’encyclique Laudato Si

Quelle réception de l’encyclique Laudato Si

dans notre région à ce jour ?

 

10509580_1012999808716959_3391732280278843863_n.jpgUne occasion de partager avec Jérôme Vignon, Président des Semaines sociales de France, sur :

 

  • les initiatives que nous avons prises,
  • celles que nous avons vues,
  • celles auxquelles nous avons pu participer,
  • celles qui émergent,
  • celles qui restent à prendre…
  •  

Chacun est invité à venir en ayant réfléchi à cette question, le mercredi 9 mars de 18h à 19h, étage de la présidence, 60 Boulevard Vauban à Lille.

 

A 20h, ce même mercredi 9 Mars, à Englos, Salle Kaliméra, Jérôme Vignon*, interviendra sur le thème :

 

12/01/2016

La tribune des Semaines sociales de France

logo ssdf2.jpgAu fil des années et des sessions, les Semaines sociales ont sollicité de nombreux experts sur des sujets périodiquement à la une de l’actualité : les migrants, la démocratie, le développement durable, la santé, le travail, la famille, le rapport hommes/femmes…

Ce blog fait appel à ces experts pour leur permettre de faire part de leurs convictions, au travers de billets courts exprimant leurs réactions sur les sujets qui font l’actualité : la loi famille, la loi sur la fin de vie, le financement du trou de la sécurité sociale, les élections européennes…

Les mouvements partenaires des Semaines sociales sont également invités à y participer.

http://latribunedessemaines.fr/

 

 

Après les attentats.. Une crise spirituelle du politique.

Par Jérôme Vignon, président des Semaines sociales de France

Jerome.jpgEtre sidéré : être comme frappé de stupeur, surpris au point de ne savoir comment réagir. En ce sens, le terme de sidération convient bien pour décrire l'état de notre pays à la suite des attentats du 7 janvier 2015. Il convient aussi pour saisir l'état de l'opinion au lendemain du second tour des élections régionales, le 14 décembre. Car il aura fallu dans les deux cas prendre la mesure des déchirements qui nous traversent : comment de jeunes Français ont-ils pu nourrir une telle haine de leur pays ? Comment plus de 6 millions d'électeurs paraissent-ils désormais attachés par conviction à des thèses politiques qui privilégient sans sourciller le repli et la fermeture comme des remèdes à notre atonie ? Bien que clairement distincts, ces deux événements ne sont pas sans liens. Ils attestent l'un et l'autre de la profondeur de nos fractures, loin d'être seulement sociales et témoignent aussi d'un déficit de réactivité des pouvoirs politiques.

 

Notre stupéfaction ouvre cependant sur une autre question. Pourquoi avons-nous été autant surpris alors que des analyses fréquentes avertissaient des risques de radicalisation parmi les jeunes de culture musulmane et que les progrès durables du Front national ont été amplement documentés ? Plus encore que ces événements de 2015, c'est l'aveuglement du regard porté par notre société sur elle-même qui doit maintenant retenir l'attention. Cette atrophie de la vision reflète une doxa médiatique qui a largement envahi les médias nationaux et contaminé une partie des responsables politiques. En expulsant dans la sphère privée ou en jetant l'opprobre sur ce qui relève du religieux et plus largement de la transcendance, cette doxa ignore l'épaisseur des réalités humaines. Elle s'interdit de comprendre comment un déni de reconnaissance, tout autre chose que l'accès aux droits, peut entraîner le mépris de soi et des autres au point de conduire à une violence radicale. En se fermant aux récits symboliques, elle ne comprend pas davantage pourquoi une fraction notable des électeurs choisit d'entrer en sécession : non par perte de repères, mais parce que les permanences morales auxquelles encore ils tiennent, ce qu'on peut nommer des valeurs, ne semblent plus trouver d'écho dans les hautes sphères de la politique.

 

Ce dont il faut aussi prendre conscience, comme le souligne le philosophe Paul Thibaud, c'est que la même doxa prive aussi le politique de sa légitimité à incarner l'intérêt général, en lui assignant de plus en plus le rôle subordonné de satisfaire aux exigences infinies des désirs individuels. L'atonie apparente du politique, son repli sur des débats secondaires trouvent là une part de leur origine. En ce sens on peut dire que la crise du politique que soulignent les événements de 2015 est une crise d'ordre spirituel. Spirituelles aussi les ressources qui permettront de la surmonter. Il faudra au politique le courage de dépasser les frontières gauche/droite aujourd'hui si visiblement inadéquates, l'humilité de savoir animer la participation au pouvoir, le goût de reconnaître du vrai et du juste chez l'adversaire, le sens de l'altérité qui permet de rassembler non autour de droits acquis, mais autour des manques et des attentes qui ne peuvent être comblés que par l'apport d'autrui, aussi modeste soit–il. Or ces ressources spirituelles sont disponibles bien plus qu'on ne l'imagine. La gravité des défis dont nous ne percevons encore que les signes pourrait conduire à y puiser la force d'une refondation-recomposition politique précoce.

 

Parce que la crise du politique revêt cette dimension spirituelle, la société civile, y compris les Églises et les religions comme l'entendait déjà Tocqueville, doit jouer dans son issue un rôle essentiel. Il s'agit pour elles de se préparer à une telle refondation, de l'anticiper par des façons d'être et d'agir ouvertes au dialogue, aux alliances inattendues, à la diversification des responsables afin d'incarner mieux les visages et les cultures d'une France en train de se renouveler.